Le courage

Gilles de Chasles
Poète de bord de mer courageux

Le Courage

« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité à la vaincre. »

Nelson Mandela

Choisir la bonne porte est primordial

Le contexte

Je m’appelle Gilles de Chasles. Je suis maintenant poète, accessoirement prof, parce qu’on m’a dégoûté de continuer à l’être passionnément. J’aime beaucoup Victor Hugo et je me verrais bien Quasimodo.
À me voir marcher, on se demande ce que j’ai. La réponse est simple : au compteur, au moins 29 millions de douleurs.

Je me considère scandale à la logique des choses, malade rebelle. Au sprint, personne ne me dépasse. Depuis 4 380 trop longues journées, je vis en concubinage forcé avec une maladie de vieux, la maladie de Parkinson. J’ai 55 ans, l’âge du départ en retraite de ma mère. Je suis handicapé, je pourrais prendre ma retraite. Mais je ne la prendrai jamais. Parce qu’arrêter de travailler signifie pour moi, début de mourir. Pourtant, on m’a interdit d‘exercer pendant huit mois, par pure injustice, j’ai failli en finir. C’est pour cela que j’ai des comptes à régler avec certains inhumains.

J’aime la vie comme peu de gens l’aiment. J’aime tout particulièrement les gens courageux et assumés. Et les belles personnes.

J’ai dit que j’avais une maladie. En réalité, c’est la maladie qui m’a. La pauvre ! Elle s’est trompée de personne ! Elle n’aurait jamais dû s’attaquer à moi. Je vais lui pourrir la vie. Je vais l’épuiser. Je vais l’éroder. Je vais l’user. Elle va m’abandonner. Elle n’en pourra plus de moi. Je vais guérir. J’ai guéri. Il ne me reste qu’à découvrir comment.

Un jour, Nelson Mandela a dit que ça paraissait toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse.  Au début de ma vie pourrie, j’ai vécu sous l’emprise de la peur. De tout. Finalement, la peur et moi, nous nous sommes parlés, les yeux dans les yeux. Et d’un commun accord, nous avons décidé d’oser tous les deux. Être.  Exister à la conscience de nous-même. Dans le patrimoine commun, être magnifiques à embellir les autres, lumières à les mettre en lumière, afin que chacun puisse donner le meilleur de lui-même.   

Un autre jour, Nelson a dit :

« La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber mais elle est de se relever à chaque chute. »

Je ne l’avais pas attendu, ni entendu. J’avais déjà pris la décision d’établir la stratégie du culbuto.

Quand l’immonde s’attaque à vous, il faut mettre la morale de côté car l’immonde est immoral.

Survivre, c’est transgresser à vivre passionnément. C’est aimer. Plus que tout. Force et de toutes ses forces, aimer tous les gens de la terre sans distinction autre que celle du mauvais jugement du regard mal posé.

Il va me falloir, maintenant, prendre le temps de bien vous expliquer cela. Car j’ai appris de la peur qu’à vouloir trop s’écarter de la mort, on ne fait que participer à gâcher son temps à mal vivre et à mal vivre sa mort.

La suite est en cours d’écriture

La solution

Patienter … !