Category: poèmes pour mieux vivre

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    Imagine le jour et l'heure,
    Car arrivera, issu de ta peur
    De ta paresse à ne jamais protester
    Le temps de la guerre qui va enfin te tuer

    Ris de ma prédiction à cette heure
    Car demain ou après elle sera larmes
    De nos voisins lointains, nous aurons fait nos tueurs
    De notre silence, nous aurons enrichi les marchands d'armes.

    Sur le seuil de la paix il est temps de dire non
    Puisque les urnes n'ont pas suffi, la rue la défendra
    Si masse noire de la foule, tous nous descendons
    L' ombre des canons trépassera, la quiétude restera


    Je ne suis que poète, et ne sais pas organiser
    Mon cri est là, tu l'as lu, j'ai fait mon taf
    A toi de faire le tien ou de nous faire tuer
    La guerre est là,, elle gronde, elle et ses affres

    Qui pour fixer une date, pour défendre notre destin ?
    Mes vers sont mon courage, mais pas le tien
    Humain , vas tu enfin te montrer tel que tu es ?
    Nos parents nous ont mis au monde en paix

    Nos enfants vivront sains et saufs ou blessés
    Honte ou courage , qui seras- tu ?
    Le jour où arrivera ta trahison de n'avoir rien fait pour le maintien de la paix ?
  • Première lettre

    Au beau milieu de la nuit, Io s’est brusquement réveillée. Elle s’est redressée. Elle a ressenti le besoin impérieux de se lever, de sortir de sa maison et d’aller au dehors. De sa vie, respirer.

    Le lendemain, au petit matin, aux premières lueurs du nouveau jour naissant, une main a parcouru le froissé des draps de la nuit.  De ce côté-ci du lit, il était froid. Sans s’étonner davantage, elle a regagné la moiteur tiède, puis s’est rendormie. Io n’était pas revenue.

    Entre temps, les fesses et le dessous des pieds nus dans l’herbe, Io a levé les yeux aux étoiles. Et a longuement contemplé. Puis à l’heure où il s’est dit qu’elle devait s’en aller, elle est retournée au silence de sa maison endormie, a laissé quelques baisers, a pris deux trois affaires, et après avoir pris soin de refermer la porte derrière elle, elle est partie. Vers un ailleurs où seule elle a su aller.

    Quelques jours plus tard, elle est rentrée, à l’heure des tartines de pain beurre chocolat. Les petits bras qui l’ont chaleureusement et spontanément enlacée ont explosé de joie de la retrouver.  Leur peur s’était faite angoisse de ne plus jamais la revoir. A la question de « Maman tu étais où ? son visage est apparu. Il était beau comme la candeur de l’aube, frais comme l’air du couchant, il était souriant comme il ne l’avait jamais été jusque-là. Serein et paisible comme le sont les étoiles au firmament perpétuel, au-dessus de nos têtes. Celui qui est. Et que nous ne prenons jamais le temps, pas plus que de nous-même, de bien regarder. Et là est notre tort. Grand, et immense à tous.  

    Il n’a jamais été un jour sans guerre ni violence au-dessous des étoiles, à la surface de cette petite planète bleue qui s’est nommée Terre pour les hommes, elle qui est Océan. Et ce depuis l’apparition de l’espèce homme qui s’en est crue propriétaire, à cause d’un leurre appelé intelligence.  Un trou infime s’est créé dans l’harmonie de la vérité, celle de mère Univers. La folie despotique d’un organe, qui s’est autoproclamé cerveau, constitué d’un nombre, quatre-vingt-six milliards de cette quantité imprécise de neurones qui se sont vus étoiles à la place de celles célestes, bien réelles et infiniment plus nombreuses et gigantesques a rendu le petit paradis presque enfer pour toutes les autres espèces qui y cohabitent en paix.  

    Io regarde ses enfants. Ils sont beaux. Elle n’a pas réfléchi au moment de les quitter. La douleur en son cœur nait maintenant. A l’heure de prendre conscience du mal qu’elle leur a fait, de la morsure au sang que l’angoisse de ne peut-être plus jamais la revoir a laissé comme empreinte à jamais, sur leur âme si candide. Et pourtant il le fallait . Tout autant que la guerre des vaches n’a et n’aura jamais lieu, elle est partie à cause de l’intelligence des hommes et femmes à ne pas s’aimer ou si mal.

     Elle est allée qu’importe le lieu, quelque part au confluent des Ames sages vers lequel convergent tous les regrets de ceux qui ne sont plus, morts pour toujours ou ressuscites pour ceux qui le souhaitent, qu’importe la nature de ce qui n’est plus pour les vivants, qu’affaire de croyance. Elle est allée au petit cimetière marin là-haut, posé à flanc du coteau. Elle est allée dans les couloirs de la maternité où resonnent les pas courants des hommes à l’appel de leur paternité.  Elle est allée partout où se construit le bruit des hommes et leurs désagréments. Et elle est allée partout où se mure le silence de leur absence. Elle a utilisé tous ses sens et en a découvert d’autres cachés ou disparus avec le temps

    Io est revenue. Elle est là. Le monde va changer.

  • Quand toutes les lumières de la maison sont éteintes , restent le clair de la lune 🌙 et le ver luisant, l'insignifant, parce que sincère et présent tout le temps quelle  que soit la clarté de l'horizon et les sentiments du propriétaire de la maison 

  • L’aiguille des minutes des horloges créées, consultées au temps des hommes puis comme toujours avec eux, finalement abandonnées aux rebuts des choses éparpillées sur la petite planète où l’enfant avait déposé ses rêves, s’accordèrent promptement, et sans aucune contestation, ni aucun semblant d’inspiration censurée, à être unanimement certaines qu’il ne leur restait exactement que 4 tours avant le début de le l’heure suivante lorsque ce dernier, au beau milieu d’un songe se réveilla.

    Le propre de l’homme étant parfois d’alambiquer la simplicité des faits au point de délaisser la Beauté complexe du déroulé des évènements, les aiguilles des minutes, désabusées par la monotonie de la conduite gauche des hommes qui les avait pensées, espérées puis avec l’amour et l’habilité intelligente de leurs mains façonnées à l’outil, vendues puis de leur mémoire oubliées, essoufflées par la longueur de l’expression de la doléance de leurs regrets préfèrent ne pas s’engager plus en avant dans le récit de qui allait suivre..

    « Où suis-je ? demanda l’enfant à la nuit
    Celle- ci, douce et bienveillante, prit le temps de s’adapter à toutes les dimensions de l’enfant avant de lui répondre.
    -Tu es au sombre de mon obscurité.
    -Et pourquoi n’y vois je rien du sombre ? Je me sens comme perdu !
    Là, encore la nuit prit le temps de bien contempler l’univers global de la question qui lui était posée.
    -C’est parce que tu n’ouvres les yeux que sur le clair de ce que tu es en mesure de comprendre et as toujours fui ton ignorance au point de ne plus lui accorder que le postulat de ta peur !
    -En es tu certaine la nuit ? Puis je te faire confiance ? Je commence effectivement à avoir peur ! Maintenant que tu l’as dit. Je veux m’en aller

    Je veux que tu allumes la lumière. S’il te plait, je commence à avoir très peur, je veux ma maman. Allume la lumière.
    La nuit se retint de soupirer pour ne pas plus blesser l’enfant. De sa voix la plus douce, elle lui répondit. :
    Je suis désolé. Je ne suis que la nuit, tu vois bien. Je n’ai malheureusement pas le pouvoir de la lumière.

    Tu dis que je vois bien, mais je ne vois rien.

    En es tu certain ? sourit la nuit, tu vois bien une couleur ? L’enfant prit le temps d’observer autour de lui, avant de répondre.

    Je ne vois rien car tout est sombre ici. Je ne vois que du noir, rien que du noir. Et je te le répète j’ai de plus en plus peur, je veux m’en aller. La nuit lui répondit :

    « Je ne sais pas d’où tu es venu. Tu m’es soudain apparu. Je t’entends mais je n’ai pas la faculté de te voir. Je ne vois rien de toi, Je suis la nuit.

    L’enfant se mit à pleurer

    Je ne veux pas de toi, je te le répète, je veux retrouver ma maman. Laisse-moi repartir.

    Enfin, comment t’y es tu pris pour venir jusqu’ à moi ?
    Je me suis endormi.

    Rendors-toi et repars comme tu es venu. C’est la meilleure façon de retrouver la lumière et ta maman»
    Ce que fit l’enfant.

    Au matin, l’enfant était endormi, la tête posée sur la taie blanche au fin liseré bleu de son oreiller, lorsqu’un doux baiser sur sa joue non moins douce le sortit de son sommeil. Ayant reconnu le délicat parfum de rose ambrée de sa maman, il prit le temps de laisser ses paupières engourdies battre de quelques fébriles oscillations telles des ailes de papillon. Puis se décidant enfin à les ouvrir, il prit le temps, comme chaque matin de se délecter du plus beau et rassurant visage qui lui eut été permis de contempler de si près. Puis, sortant sa main droite de la chaleur douillette de ses draps, il caressa l’aile gauche du nez de sa mère, assise sur le bord de son lit, puis prenant une très brève inspiration, il raconta tout de sa rencontre avec le sombre de la nuit.
    « Tu as fait un vilain cauchemar mon chaton. Ce n’est pas grave, Tu vois, tout cela est faux, Tu es là dans ton lit et tout va bien. Regarde autour de toi. Tout est en place et à sa place. Regarde-. Ton étagère, moi tes jouets. »
    N’ayant d’autres solutions que d’accepter la clairvoyance de sa mère, l’enfant s’en contenta.

    Les aiguilles s’étant retirées du temps du récit mais pas de celui des hommes firent un nombre incalculable tours de cadran avant ce soir de février où l’enfant réapparut dans le sombre de l’obscurité.
    « – Je sais qui tu es, déclara -t’il d‘emblée. Tu es un cauchemar. Tu n’existes pas. Je suis dans un rêve qui n’existe pas. Maman m’a dit que si j l’appelais, elle ou papa, viendrait te chasser.
    La nuit ne répondit pas tout de suite et l’enfant commença à douter de sa confiance.
    « Maman ! Maman ! Maman ! Je fais un cauchemar ! Viens le chasser ! »
    L’enfant eut beau appeler sa mère. Son père. Personne ne vint. Il finit en pleurs. En hurlements. A nouveau en pleurs. Puis en gémissements. Puis vinrent les reniflements.
    Pendant tout ce temps, la nuit ne dit rien. Elle se garda bien d’intervenir d’ailleurs. L’expérience. Combien avait-elle pu recueillir de petits naufragés de leurs sommeils agités. Chacun de ces petits en larmes l’affectaient tout particulièrement. Elle les accueillait avec toujours beaucoup d’égards . parfois cela frisait la cacophonie tant ils étaient nombreux. Mère nuit prenait grand soin d’eux. Elle avait toujours regretté que son obscurité ait toujours effrayé les hommes, petits et grands. Qu’avaient-ils tous donc à préférer l’ambiance du jour son frère unique avec elle alternait tantôt plus longtemps pour elle l’hiver, plus long pour lui l’hiver, cette ambiance agitée , frénétique, bruyante du jour . Opposée à sa générale grande tranquillité et sérénité, les hommes auraient du préférer son noir cocon si réconfortant au lieu d’en avoir si peur.

  • Petit peuple méprisé  tu es grand et beaucoup plus nombreux que  ces quelques grigous qui te volent la paix et ton argent.

    Grand peuple terrorisé tu es petit et volontiers haineux quand ces grigous agitent ta peur et ton manque de lucidité en renfort.

    Peuple moyen, tu es si médiocre et égal à toi-même quand ces grigous ne disent rien et que tu t’enfermes dans ton aimable confort.

    Alors cesse de me parler de ces grigous, pilleurs du monde.

    C’est ta lâche paresse à jamais ne rien dire qui porte toute cette misère immonde

    Cesse de voter pour un homme , par défaut, choisis l'enveloppe vide de ton envie d’être enfin pris qui pour qui tu es. Réellement

    Petit du peuple qui se donne les moyens d’être grand.

    Un grigou ne te sauvera jamais autant la vie que ton courage à dire que le temps est venu que la Terre cesse de tourner à l'envers.


    Gilles de Chasles
  • Au réveil le matin, 
    On rallume sa vie,
    Range ses rêves dans un coin
    Et reprend la survie

    Au réveil le matin
    Se poursuit insouciant le bonheur
    Oubliant le cisaillement
    Du ventre de celui qui a faim

    Cet enfant des Jacarandas en fleurs
    Sourire triste de l'Océan Indien
    Ne vous reprochera jamais de l'avoir oublié
    De votre promesse non tenue depuis tout ce temps.

    Entre temps, parceque jamais le temps ne sera coupe faim.
    Lui trouvera une solution à vos soucis de fin de mois
    Et se fera enfant pute à vazaha
    Vous épargnant de mettre de côté pour votre prochain voyage.

    A écouter ce Monde misanthrope
    Enfer des enfants qui n'ont rien demandé,
    A nous enculer nous même de nos petits malheurs
    On vivra vieux et heureux d'avoir fait reculé notre espérance de vie

    Nous avons plongé dans l'inhumanité
    Tous aussi vils, puants ,innocents
    Que des gardiens de Vernichtungslager
    Tous autant les uns que les autres

    Cessez de rejeter votre impuissance Sur la faute des milliardaires
    Ces pauvres cons incapables d'aimer
    Vous êtes des milliards à les envier


    Au réveil ce matin
    Monte ma honte de cela
    Je n'ai plus faim de ce monde
    Qui assassiné les enfants de Mada.

    Et d'ailleurs

    Je ne parviens pas à dire bonne année 2022.


  • Dieu est pouvoir pour les hommes
    Et ne s'appelle pas Dieu.


    L'autre est pouvoir sur les hommes
    et s'appelle malheureusement Dieu .
  • Dieu n'existe pas si je ne suis pas moi même Dieu, pour celles que j'aime, ceux que me sont chers, tous les autres et l'existant de l'univers.

    Dieu n'existe pas si j'attends de lui au lieu de faire pour autrui et le reste de ce que je ne suis pas.

    Dieu n'existe pas si le découragement me prend d'être seul à aimer au milieu de l'océan des âmes inconscientes.

    Dieu n'existe pas si je n'aime si peu en plus de moi.

    Dieu existe. Il est cette lumière évidente, cette flamme qui m'anime pour ce que tu ressens de mon regard sur toi.

    Je n'existe, matière,souffle et essence que de la lumière que tu me sans laquelle je ne serai que orenvoiesmbre dans obscurité. Et donc pas

    Si tu ne te sens pas Dieu pour moi, il me faut alors faire mieux pour que ton coeur et ta raison consciente en soient persuadées et ne puissent plus s'en passer.

    Ma peur naît de ce que tu n'es pas assez Dieu à mes yeux.

    T'aimer est la force de mon âme, sans quoi vivre ne sert qu'à être pierre parmi les pierres.

    Ce que je ne veux pas.

    Donc Dieu.

    L'homme n'est pas Dieu tant qu'il reste homme à attendre de l'homme et non de Dieu .




  • Je suis triste de cette pluie qui tombe comme mon âme est au monde, vaste flaque de l'averse des tourments, en supercherie de la joyeuse réalité, on vous ment ….

    Je ressens pour vous un amour immense, âmes qui vivez où que vous soyez.

    Votre doigt sur ma bouche l’obligera à le taire.

    Mais jamais n’interdira à vos cœurs de me plaire

    Au pire votre cruauté pour vous-même et les autres sera fleuve. Sa destinée finira inlassablement par se déverser dans l’océan de l’Amour Universel, à toutes épreuves…

    La main sur vos yeux ne suffira jamais à éteindre cette vérité toute puissante, croyez le fermement.

    Vous perdez juste votre vie à en douter, car je suis là , réincarnation de vous-même, force du bien.
    Le mal n’existe que celui que vous faites à vous-même, désormais sédiment du fond de l’océan.

    L’enfance de l’Humanité est échue,

    L’heure est venue

    Pour elle, pour vous, pour toi, pour tes descendants de la faire grandir…

    Les gouttes de soleil se déverseront sur le pas des nouveaux seigneurs, les Gentils.


    © Gilles de Chasles
  • C'était un soldat errant 
    Que la guerre avait perdu
    Que retrouvait son pauvre père 
    Ni l'un ni l'autre ne se reconnurent 
    Tant la peur de perdre  son fils avait fait  de lui un vieil homme
    Tant la peur de prendre la vie d'un autre avait fait de lui un fantôme
    Devenus squelettes de la joie qu'ils furent l'un pour l'autre 
    L'un alla au cimetière , creusa sa tombe , puis son coeur s'arrêta
    L'autre alla dans la grange, prit une corde et acheva l'oeuvre de la barbarie des hommes 
    Pendant  que la fontaine des larmes du village abreuvaient abondamment le sol
    Là bas les génocidaires  fratricides  
    Perduraient à assassiner lss freès