Category: poèmes pour mieux vivre

  • Te rappelles-tu filant à travers les grands champs
    De notre insouciance, la chemise ouverte au vent,
    Les pieds de terre crottés, le regard culotté,
    Le rire franc à la bouche ? C’étaient de beaux étés.

    Les foins secs engrangés, l’heure était au goûter.
    Tartine de pain beurrée, sous chocolat râpé,
    Un verre de cidre frais, menthe à l’eau les enfants.
    Nous étions en joie à Saint Michel de Plélan !

    Puis vint le temps, un jour,où mémé se fit larmes.
    Elle qui avait bercé notre enfance de son charme,
    Etait allée rejoindre son homme, le brave Zidore.

    Ce midi, nous sommes, tous cousins attablés,
    Riant ensemble du vieux ventoué aux balles de blés.
    De nos bêtises passées. Ce furent de belles années !

  • C’était juillet et maman était brune et belle . 
    Nous deux, frères, le pain beurre chocolat autour d’elle.  
    Victoire d'enfants, nous nous étions enfin baignés. 
    Le sable s’était fait mer,  nos cheveux tout mouillés. 
     
    Saint Jacut, entre Arguenon et fond de la baie
    Nous deux, gâtés au club Mickey, maman en paix. 
    Mais Bretagne n'est pas Lozère, un été sans pluie; 
    Ces jours K-way, la capuche en deuil de l'ennui. 
     
    Plage des Haas, s'aimant discrète face à la fière Saint Cast, 
    Tous bruns bronzés et fesses blanches,  singe au repas 
    Coques pain beurre en soirée, avant le Chef de l'Isle
    
    Au jamais de l’oubli, du soir, ses belles lueurs.
    Ses ruelles enserrées des maisons de pêcheurs
    Au rendez vous de l'Univers et de la Terre, l'écrin est jaguin


  • Homme, ta peur a son onguent dans la musique de mes mots.

    Son prix a celui de ton propre jugement, confronté à mes idéaux.

    De la beauté entendue de mes vers, retrouve le luminescent univers

    De ce que tu fus jadis, être de courage et de vertu, avant ton calvaire.  

    Homme, ta peur n’est qu’elle-même, ne serait-ce que l’importance que tu lui accordes.

    Si tu trouvais la force de la minorer, de ne point l’écouter, lorsqu’elle t’aborde.

    A rebours, regarde-toi sans fierté, mais grâce, dans la beauté des yeux qui te font face.

    L’autre est toi-même, sans couleur ni préjugé, juste toi-même, dont la peur te glace.

    Comprends que tu es frère d’humanité, ni grand, ni petit, juste égal frère de lumière.

    Ne rougis, ni ne tremble, mais agis avec élégance, tes craintes, alors, sauront bien se taire.

    Dès lors qu’elles ne seront plus, élève ton cœur et souviens toi que tu es de notre globalité,

    Grain de beauté, infime d’Univers, pollen de l’Amour à semer sur tout ce qui luit à notre diversité.

  • Le poète a l'oreille de l'âme.
    Nous l'avons oublié, les deux  s'en sont allés .
    Au péril de nos corps et  esprits au bord du gouffre de l'incertain, il est peut-être temps de nous  en détourner en leur ouvrant  grand de notre coeur le renouveau..



  • Belle paresse du bleu au milieu du vert
    Le bassin est là, attendant vos brasses
    Les lignes du bois gris atours, tous unis vers
    Cul blanc, déjà nu, l’eau vous embrasse


    Au glisser bleu humide sur votre peau
    Crawl suave, papillon d’eau, joliment être, …
    L’onde est juste fraîche, ô le lieu si beau !
    Plus rien ne compte, si heureux flux êtes


    Vous, sirène, chaud soleil, en tentation
    Vos si beaux amis au sourire joyau
    Jouissez du tout, la piscine est là
    Amicale et royale, belle attention.


  • Sommeil sans fortune, fin de nuit à Solidor
    La vieille dame de pierre face à moi me regardant
    Je m’interroge sur la beauté du lieu qui dort
    Comment est-ce possible d’être à la peur conciliant

    Quand on se sait si pauvre miséricordieux en grâce ?
    Le blanc bleu azur du ciel en miroir des flots,
    Fière , Belle Dinard me sourit sur la rive d’en face
    Puissants sont mes regrets de ne pas être aussi beau.

  • Être celui.-là

    Utile au monde

    Hommage à ce qui devrait être

    La seule raison de notre naissance

    Aimer, pour les hommes, masculin sacré

    Sinon, s’en aller, de la beauté de l’Univers

    Au sombre des abysses de l’anti matière

    La où règnent les larmes des solitudes et regrets,

    Toute femme est aussi sacrée et mérite le meilleur pour elle, car mère de l’humanité.

    Gilles de Chasles

    Je crois aux hommes qui se guérissent et qui aident les autres à guérir.

    Je crois aux hommes sensibles et aimables.

    Je crois aux hommes mystiques qui se connaissent eux-mêmes.

    Je crois à ces hommes endormis et malades qui veulent voir la lumière et qui parviennent parfois à la voir.

    Je crois aux hommes dont l’ambition la plus haute est la simple félicité.

    Je crois aux hommes qui cherchent avec tempérance la paix à l’intérieur.

    Je crois aux hommes qui se rebellent face au système, parce qu’ils savent qu’il n’a jamais été sain.

    Je crois aux hommes poètes, mages, écrivains, sages, enseignants, musiciens et artistes.

    Je crois aux hommes conscients qui savent qu’ils ont perdu autant avec le patriarcat que les femmes.

    Je crois aux hommes qui aiment danser et chanter et qui font de la vie une fête.

    Je crois aux hommes qui aiment leur enfant intérieur blessé, qui l’écoutent et l’enlaçant.

    Je crois aux hommes qui refusent d’être esclaves de leur propre blessure et qui malgré la douleur la nettoient et la guérissent patiemment, avec amour et courage.

    Je crois aux hommes qui viennent des étoiles et qui se souviennent de la puissance de leurs ailes, du pouvoir de ses mains et du pouvoir de son coeur.

    Je crois aux hommes qui connaissent leur intuition et l’utilisent comme leur boussole.

    Je crois aux hommes libres qui partagent leur liberté parce qu’ils ne connaissent pas d’autre façon de vivre.

    Je crois aux hommes protecteurs de l’énergie féminine, qui savent lire le regard de leur bien-aimée et qui ne veulent pas la changer mais simplement l’accompagner amoureusement sur son chemin.

    Je crois aux hommes complets qui n’ont pas besoin de quoi que ce soit parce qu’ils savent qu’ils sont tout.

    Je crois aux hommes à l’esprit du feu, qui coulent comme l’eau quand ils parcourent la terre féminine et qui caressent comme le vent quand ils aiment sans hâte.

    Je crois aux hommes qui, à travers d’autres yeux, se voient eux-mêmes et c’est pour ça qu’ils aiment et respectent toute créature qui existe sur terre.

    Je crois aux hommes parfaitement imparfaits, parce que c’est dans cette imperfection que réside leur beauté.

    Je crois aux hommes sensibles qui savent recevoir et donner de l’amour en équilibre, qui écoutent et parlent aussi, ceux qui vivent et qui laissent vivre.

    Je crois aux hommes qui vivent la sexualité comme un acte sacré, parce qu’ils savent que c’est un don merveilleux d’où ils peuvent créer l’alchimie la plus pure et inimaginable.

    Je crois aux hommes qui ont des sentiments clairs, qui sont accessibles et qui sont présents en eux-mêmes et pour les autres.

    Je crois aux hommes qui marchent pieds nus et avec peu de bagages.

    Je crois aux hommes tendres et sauvages en même temps, qui n’ont pas encore été domestiqués.

    Je crois aux hommes mages qui embellissent tout sur leur passage, dont leur vie est un art et qu’ils charment avec leurs dons.

    Je crois au masculin sacré et à toute la divinité que tu as toujours porté.

    Je crois en toi !

    Texte anonyme traduit en français par Nadia Maherzi

  • Mon ami, tu es terrien et t’ignores trop souvent citoyen de l’Univers.


    Un instant déplace ton esprit sur la Lune et regarde toi, vu de là haut .


    Crois tu que la petite mère russe dont la télé ne montre jamais l’image de ses larmes mérite moins que sa sœur de Kiev dont Poutine et toi avez assassiné leurs fils de votre guerre si cruelle ??


    La guerre n’est que le bruit de la violence auquel tu prêtes trop volontiers ta peur.


    L’opinion publique est un produit commercial fabriqué pour toi et dont on t’impose ce que tu savoir et ignorer.


    La guerre profite à ceux des deux côtés qui vendent leurs armes, les cercueils, et la reconstruction.


    Poutine est le nom du méchant loup du conte qui a tué ces deux enfants soldats.
    Leur mort incombe à ta lâcheté de laisser aller de ta paresseuse résignation le déséquilibre du monde au profit du petit nombre qui te fait confiance de ton effroi au dépend de ton courage jamais présent.


    Ta liberté est morte depuis belle lurette, toi qui croit cette Histoire de guerre qui n’est cimetière , loterie de la vie et juteux marché.


    Car là véritable violence est à ta porte. Elle est basanée du visage de l’inconnu qui vient de te demander l’hospitalité et qui selon sa couleur de peau recevra ton sourire ou ton pied au cul

    .
    Ne me parle jamais de la guerre mais de ta bataille perdue à étre si vilain à voir ta peur souiller ton cœur sur le paillasson de ton intelligence, à etre si peu Gentil avec tes frères et sœurs que je te reconnais plus .


    Petit Poutine , mon ami, sachant cela, tu peux redescendre sur Terre et agir selon ta conscience.







  • A Toi Jean Marc

    Deux ronds  un cadre, des freins, une selle un guidon,un système de  transmission ,

    Et pédale, pédale,  au travers du paysage de tes beaux souvenirs !

    Pédale, pédale à l’ascension de la côte de tes plaisantes émotions !

      Allez ! Encore un ultime effort  et te voilà au sommet de la victoire !

      Ah oui !

    Ce jour , la belle Marine n’avait d’yeux  que pour toi et adieu vieux compagnon ….

    Tu as eu pour eux  la plus belle des conquêtes. 

    Alors ?

    Poême à mon cousin, un jour empli de tristesse et moi, pour lui de compassion.

  • Ivre à la vie 
    Respirant par habitude
    Plus que par raison
    As-tu la bassesse de te lever .
    Fatigué.e chaque matin
    De devoir vivre jusqu’au soir ?

    Ou

    Préfères tu te réjouir
    De ne pas être
    À ma place joyeuse et gaie
    Quoiqu’en dise ma vérité
    De profiter du cadeau d’inspirer
    Et d’expirer chaque jour,
    Chaque instant,
    En parfaite conscience
    Ton bonheur à être là
    Envie ?

    En vie pour les autres
    Car sans toi ,
    La vie perd un parfum
    Et nous notre ami.e

    Va et expire ta joie
    Tu es en vie
    En bonne société
    Tu fais envie !
    Sobre et riant
    A nos yeux,
    Brillant !

    Gilles de Chasles