Category: poèmes pour mieux vivre

  • Lorsque le sort t’abandonne, et que l’adversité te fait farce, alors abandonne-toi à l’autre et laisse sa force faire face à ta place.
    Surtout, ne résiste en rien, ne te crois jamais moins que bien, tu n’arriveras à rien, sinon à enrichir ta peur.
    Accepte de te laisser surpasser par ce qui te surpasse.
    Aie l’audace de l’humilité pour seule ambition.
    En un mot. Sois.

    Gilles de Chasles

  • poème aux élèves qui sauront

    Un jour se saura, ô hélas, que notre ami,
    Las, le Poète est mort, dans la cour d’une école,
    Gisant, sur le noir bitume, du sol de sa vie,
    De s’être traîné là, au courage par le col.

    De tous ces jours, où ses jambes se seront faites plomb,
    Nous tous, en automne, auront nos sanglots si longs
    Ses vers en mémoire, notre honte pour vous, nos aieux .
    Votre silence monotone en or d’adieu.

    Votre argent, pingre, se fera pelle de sa tombe..
    Si pauvres vos bravos, votre fardeau, notre destin.
    Arbeit macht frei, son camp d’extermination

  • Mon Malo aux azurs en tourments,

    Tes saints sous la fougue du vent,

    Que je t’aime, malouin de la Rance

    De tes visages en très folles transes !

    Tempête et pluie en cris,

    Aux bruits de mes ouïes,

    Mes yeux au tranchant métal

    Lacérant ton émeraude au pâle 

    De tes flots huitres et argent ;

    Mes bottes sur la plage t’arpentant,

    Je suis aux larmes sous ton charme fatal.

    Gilles de Chasles

  • L’Homme moderne se moque des poèmes
    Dire pour faire
    Gagner pour dépenser
    Remplir pour vider
    Paraître pour donner à être
    Voir tout pour savoir
    Payer pour tuer sa peur
    Savoir pour tout croire

    L’Impossible pour possible
    Accélerer pour freiner
    Aller chercher le proche au loin
    Baiser pour aimer
    Détruire pour moins bien refaire
    Prier pour attendre

    En attendant ne plus savoir que faire

    Et toi dans tout ça ?
    Toi, tu en es restée, Humanité
    À t’enfermer pour tuer mémé,
    De son immense solitude
    Toi ,la toujours pressée après le temps
    Le temps qui te manque justement
    A lire Baudelaire et Rimbaud
    Pour poèmes d’aujourd’hui
    Et à sombrer d’avoir oublié
    Les mots suffisants à dire

    autre chose de la vie que beauté



  • Mon chat est espiègle.
    Mais c’est mon ami.
    Il transgresse les règles ?
    Ah non ! mon Titi !

    Tout noir dans la nuit
    Il chasse les souris
    Manger le canari ?
    Jamais, mon Titi !

    Ce jeune chat très joueur
    Met de bonne humeur.
    Lui, le plus gentil !
    Je t’aime, mon Titi !

    Un petit garçon, Paul , m’a demandé si je pouvais lui écrire un poème sur son Titi noir .

  • Étant allés de bon matin
    A Saint Malo depuis Antrain
    Nous nous sommes quelque peu perdus
    Pourquoi donc étions nous venus ?

    Au débarqué des quais, hagards
    Saoulés de la foule, nos regards
    Faufilés sur ces rêves flottants
    Aux couleurs du monde délirant

    C’en était trop ! Nos souscriptions
    Immédiates et radicales
    Aux marchands d’éthyle, nos têtes de pions
    A la mer, ses bateaux, au rhum, ses chacals
    Qu’importe que les verbes aient disparu, nous buvions
    Au forum des rhums en déroute, Antrain les champions !
    Au mal de nos mères, hermétiques
    Chamboulés sur la terre, émétiques

    Au petit matin déguisé en cimetière
    La foule, la haine en berne, sans entrain
    Jo, notre bon copain, trop jeune en terre
    Le monde enfin marche sur la tête à sa fin

    A ces marins d’exception, cette question:
    Pourquoi donc partir puisqu’à l’arrivée nous obstinons à faire tourner la Terre à l’envers ?
    L’Homme se noie dans des flots d’argent,
    Sous peu les poissons auront disparu
    Nos illusions devenues poivre de mer.


  • Splendide lueur d’Armorique, ajonc du Cap Fréhel,

    Fleur beurre soleil, larme d’étoile, tombée du ciel.

    Salé sucré, est ton embrun, qui embaume la lande.

    Rose de bruyère arasée, rocaille goélande

    Parfum de mer emmêlé à la Terre, tu piques

    De tes côtes acérées, la main idiote bernique

    Parisienne et d’ailleurs, qui te parle de si haut,

    Qu’elle se frotte de remords au paysage si beau.

    Ajonc est l’âme celtique, phare des hommes d’aventure.

     Bel or des jours mauvais, écrin d’abri sur.

    Ajonc t’accueille, te salue, belle âme voyageuse.

  • L’école ne fabrique que de l’échec scolaire puisqu’elle n’apprend pas l’essentiel :
    l’Homme n’est pas sur Terre pour savoir, mais pour survivre à son ignorance.

  • La joie est le sang de l’âme et la peur son poison.

    N’est pas un homme, pas une femme qui ne soit mon frère ou ma sœur d’humanité.

    L’autre dont j’ai si peur n’est que le malentendu que j’ai avec moi-même d’avoir trop longtemps oublié que j’étais pièce unique d’un puzzle appelé Univers . Ou rien ne manque , ni n’est en trop. Tout est présent pour l’éternité. Y compris la foi et l’intelligence, la paresse et autres générosité ou semblables folies.. Tout n’est que lumière.

    La possession n’est que misère et la richesse l’apologie de la déraison.
    Vivre n’a qu’un seul but : Trouver sa juste place parmi tous les vivants et la matière . Puis clamer sa joie d’être en harmonie , à sa juste place, sans masse , particule de l’infini dont le liant est la gangue de l’Amour infini.

    Mon regard, compassionnel et gracile se fera désormais à ma bouche, poésie de cette beauté absolue d’avoir en moi, en nous, en tout ce même germe d’amour que sa magnificence conduit au divin.
    Notre père qui est aux cieux , Tout est dans l’univers est cieux et merveilleux ! Et nous partie des deux qui nous ont engendrés.

    Nous confions notre pouvoir d’exister, ensemble, à des ego surdimensionnés, des présidents démagogues, des empereurs du faste et leur cour, les députés, parfois corrompus, représentants de la paresse du peuple fermant les yeux sur le pillage et la gabegie de nos lâches silences, nos hérésies.
    Notre seul pouvoir est de vouloir traverser notre vie, sans peur mais empreint de joie immense, hymne à l’amour..

    Un n’est que tout . Et tous sommes uniques et équitable ment importants.
    Ni plus, ni moins.
    S’agissant d’égalité, l’enthousiasme devient vite frileux , L’équité vient en relais. Le courageux est gratifié de plus de joie de faire vivre pour deux, lui et le paresseux. S’il plaît au fainéant de frôler l’inexistence de la tristesse de des larmes sèches à faire de sa vie un désert aride de l’amour, aux yeux noirs de ceux qui lui donnent les os de leur considération en festin, après tout?

    Nous n’ avons pas à aimer , mais veiller que à ce chacun se sente fruit de l’amour.
    Là est nôtre seule raison de vivre .
    En joie, car sang de notre âme. Sans laquelle nous ne sommes plus.
    Ni vivants, ni souvenirs.

    Le poète, chantre de l’amour s’il en a le grand talent, survit quelques temps de plus à l’ oubli de ordinaire des femmes et des hommes en portant au plus loin de leur cœur, la joie en étendart de l’amour , notre beauté , notre véritable richesse.

    Être .
    Vivant.

  • Le  matin s'est levé frais au soleil naissant.
    En douceur, l'horizon s'est s'est fait couleurs d'agrumes.
    Et montent vers les cieux les volutes de brume.
    Le paysage traversé est éblouissant.


    Hier soir au coucher, je t'ai laissée boulversée.
    Je te voulais souriante, sans aucune larme versée.
    Fière et patiente, tu es fort jolie demoiselle,
    Belle et parfumée , tel ce décor de cannelle.


    Ton papa reviendra, sa mission terminée
    Petit ange que j'ai abandonné, sans me retourner;
    Mes larmes sur mes joues versées t'auraient renversée !


    Qu'il me peine de vous quitter ta maman et toi !
    Là bas, au loin de la misère, je suis François,
    Pour les bébés et leur maman, docteur vazaha.